Mariev Rodrig

des photos. des humeurs. une vie.

mai 1, 2012 at 10:51pm

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J’ai souvent envie de crier. Jusqu’à m’en briser l’œsophage. Jusqu’à me briser en deux. Mais rien ne sort. Ça reste en moi. Ça s’accumule. Puis sa demeure pis ça meurt pas. Ça vit. Bien enfouis. Je me dis que ça va passer. Que je vais l’avaler. Qu’il faut continuer. Malgré la fatigue. Mais j’ai peur de m’étouffer. Alors, je me tais.
Jusqu’à la prochaine brûlure. Jusqu’à la prochaine blessure.

J’ai souvent envie de crier. Jusqu’à m’en briser l’œsophage. Jusqu’à me briser en deux. Mais rien ne sort. Ça reste en moi. Ça s’accumule. Puis sa demeure pis ça meurt pas. Ça vit. Bien enfouis. Je me dis que ça va passer. Que je vais l’avaler. Qu’il faut continuer. Malgré la fatigue. Mais j’ai peur de m’étouffer. Alors, je me tais.

Jusqu’à la prochaine brûlure. Jusqu’à la prochaine blessure.

avril 6, 2012 at 12:41pm

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À petits pas de douceur. De peur de briser ta porcelaine. Je marche sur la pointe des pieds. Pour pas te toucher. Pour pas t’ennuyer. Je laisse mon ombre caresser ta peur. Te chatouiller la mémoire. De mon odeur. De mes mains de bonheur. D’un souffle qui en dit long. Qui coule jusqu’au fond. Qui s’étire. Qui expire. Jusqu’à la prochaine fois.

À petits pas de douceur. De peur de briser ta porcelaine. Je marche sur la pointe des pieds. Pour pas te toucher. Pour pas t’ennuyer. Je laisse mon ombre caresser ta peur. Te chatouiller la mémoire. De mon odeur. De mes mains de bonheur. D’un souffle qui en dit long. Qui coule jusqu’au fond. Qui s’étire. Qui expire. Jusqu’à la prochaine fois.

avril 2, 2012 at 11:12am

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Brise-moi une bonne fois pour toute. Comme des spaghettis pas cuits. Mets-moi à bouillir pour que je t’oublie. Mets de l’huile pour pas que je colle. Car je veux décoller de toi.
Brise-moi une bonne fois pour toute. Comme une baguette de pain frais du matin. Coupe moi en morceaux. Émiette-moi doucement. Je serai la belle miette. Que tu jetteras à la poubelle.

Brise-moi une bonne fois pour toute. Comme des spaghettis pas cuits. Mets-moi à bouillir pour que je t’oublie. Mets de l’huile pour pas que je colle. Car je veux décoller de toi.

Brise-moi une bonne fois pour toute. Comme une baguette de pain frais du matin. Coupe moi en morceaux. Émiette-moi doucement. Je serai la belle miette. Que tu jetteras à la poubelle.

février 20, 2012 at 10:24pm

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Je pense à toi. Même si je te connais pas encore. Même si je ne sais pas si tu existes. Si tu es proche. Ou loin de moi. J’embrasse les serviettes de bain accrochées derrière la porte. Parfois les cadres de fenêtre. Jusqu’aux oreillers et aux draps fripés. Un jour, ça sera toi.

Je pense à toi. Même si je te connais pas encore. Même si je ne sais pas si tu existes. Si tu es proche. Ou loin de moi. J’embrasse les serviettes de bain accrochées derrière la porte. Parfois les cadres de fenêtre. Jusqu’aux oreillers et aux draps fripés. Un jour, ça sera toi.

octobre 8, 2011 at 11:29am

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J’ai les draps fripés dans ma tête.Mais j’ai pas le goût de faire mon lit.Même si ma mère m’a toujours dit de le faire.Ce matin, je veux être défaite.

J’ai les draps fripés dans ma tête.
Mais j’ai pas le goût de faire mon lit.
Même si ma mère m’a toujours dit de le faire.
Ce matin, je veux être défaite.

juillet 31, 2011 at 12:04am

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Des cordes a tirer.

Dans la vie, on tire des cordes. Des longues. Des petites. On tire pour avoir un ami. On tire pour avoir un compagnon de vie. Parfois, ça tire aussi et on s’en réjouis. On se dit qu’on est pas seul à vouloir tirer. Qu’il y a une personne qui veut nous connaître de l’autre côté. Et qu’on veut connaître aussi. Ensuite, on tire à deux et la vie est bien mieux. On tire des projets. Un avenir. 

Mais parfois, ça lâche. Et on continue à tirer. Une toute dernière fois. On continue de toute ses forces jusqu’à temps qu’on voit le bout de la corde. Seul. On attend. On garde espoir qu’un jour ça tira à nouveau.

Pendant ce temps, tu te fais tirer de tous bords, tous côtés. Pour ensuite tout laisser tomber car tu n’as plus la force de tirer. De peur que ça lâche. Tes amis veulent te tirer de là. Et ils tirent. Et on se laisse tirer. On se dit que la prochaine fois, on lâchera en premier. On ira tirer ailleurs voir si c’est meilleur. Et on trouvera une meilleure façon de tirer. À son rythme. Chaque corde à son temps. Pour qu’un jour, qui sait, tirer enfin la bonne personne pour y nouer sa vie.

juillet 9, 2011 at 10:35pm

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Si tu ne me vois pas, pourquoi tu me regardes?

février 28, 2011 at 10:57pm

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Nuage à la barbe à papa.

Depuis quelques temps, un petit nuage gris se tient au dessus de ma tête mais il se transforme tranquillement en un doux rose barbe à papa. Bientôt, je vais le savourer de mon haut, sans ennuis ni soucis, pour enfin voir la vie en rose.

février 24, 2011 at 4:30pm

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Il avait des étoiles dans les yeux et moi une galaxie.

février 12, 2011 at 10:17pm

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Dans le lit.

Une toque décoiffée. Des lunettes en zigzag. Une main transparente. Une odeur inexistante. Et un dos noué d’ennuis.